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Attributs de Départ
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Force: |
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35 (max 80) |
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Patron: |
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Braialla, la Verte Mère
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| Dextérité: |
60 (max 140) |
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Saedron, la Dame de la Lune |
| Constitution: |
35 (max 80) |
Taille: |
1.90m - 2.20m (hommes) |
| Intelligence: |
50 (max 120) |
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1.80m - 2.05m (femmes) |
| Esprit: |
40 (max 100) |
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Spécialisation de Classes disponibles
- Assassin
- Barde
- Canaliseur
- Chasseresse (femmes uniquement)
- Croisé
- Druide
- Eclaireur
- Furie (femmes uniquement)
- Guerrier
- Prélat
- Prêtre
- Rôdeur
- Sorcier
- Voleur
Les plus beaux de tous les Enfants du Monde, les Elfes
sont des êtres grands, gracieux et agiles, de
fine constitution et dotés de longs doigts
délicats. Ils n'ont jamais été
connus pour leur force physique, et les Elfes sont
pâles et fragiles, bien que dotés d'un
esprit aiguisé. Aucune autre race ne peut égaler
les Elfes en ce qui concerne l'intellect, et seul
les Aracoix aux ailes d'oiseau parviennent à
rivaliser avec eux pour les réflexes et l'agilité.
Nés durant l'Age du Crépuscule, cette
époque lointaine et sombre d'avant la naissance
du Soleil, les Elfes voient clairement même
à la plus faible lueur, et leurs grands et
beaux yeux sont aussi perçants que ceux d'un
chat. Les oreilles pointues des Elfes les rendent
instantanément reconnaissables, et leur confère
une ouïe supérieure.
Bien que la distinction ait été oubliée
par les autres races, il existe trois types d'Elfes
différents qui ont émergé au
cours de leur longue histoire. Seuls les plus sages
parmi les Humains connaissent le nom des peuples
Elfiques, bien que la distinction soit aux yeux
des Elfes des plus évidentes. Les Dar Khelegur,
ou les "Hauts Seigneurs des Glaces" dans
l'ancien langage, vivaient jadis dans les montagnes
glacées du Nord du Monde et y fondèrent
l'Empire Immortel. Leur peau claire est aussi blanche
que l'albâtre, blanche comme la neige de leur
pays. De tous les Elfes, ce sont les plus grands,
et les Dar Khelegur sont connus pour leur maîtrise
de la magie, et leur cruauté sans limite.
La seconde race Elfique s'est elle-même baptisée
les Gwaridorn, les "Maîtres de la Mer",
et dans leur peau transparaît légèrement
le vert des océans. Ils vivaient jadis sur
les côtes du grand Océan Occidental
et construisirent nombre de puissants vaisseaux,
et ils étaient les Elfes les plus puissants
à la bataille. Le dernier peuple Elfique
s'est appelé Twathedilion, les "Elfes
de la Forêt", dont les visages partagent
la même teinte brune que les arbres de leur
pays. Les plus furtifs parmi les peuples Elfiques,
les Twathedilion sont aussi de grands artistes,
et sont partout reconnus pour leur talent à
l'arc.
Les premiers Elfes furent enfantés avant
même la création du temps, et furent
donc immortels, bien que peu de ces Premiers nés
aient survécu au tumulte des Ages qui a conduit
aux jours présents. Tous les Elfes nés
après le commencement de l'Age des Jours
devinrent mortels, bien que leur espérance
de vie se compte en siècles entiers. De tous
les peuples du Monde, les Elfes sont peut-être
ceux qui ont le mieux accepté le Tournant
qui leur a, finalement, rendu leur immortalité.
Ils répugnent, cependant, à l'idée
de devoir partager cette immortalité avec
les autres races inférieures.
Beaucoup d'Elfes croient être les plus parfaits
de tous les Enfants du Monde, et leur arrogance ne
connaît pas de limite. Les Elfes se souviennent
en effet du temps où ils marchaient pour la
première fois à la lueur du crépuscule,
et font leur possible pour le rappeler aux autres
races. Tout Elfe considère sa culture et sa
civilisation comme naturellement supérieure,
ayant eu le temps d'un millénaire pour mûrir
avant même que ne naissent les autres races.
Les Elfes sont des êtres passionnés,
et poussent tout ce qu'ils font à l'extrême.
Les chansons Elfiques sont d'une intensité
hypnotique, leurs festivités d'une ardeur non
contenue, leurs amours torrides, et leurs guerres
sombres et terribles. Amoureux du vin, de l'éclat
des étoiles et de la musique, les Elfes apprécient
toutes les formes d'art, bien que leur goût
vire à la décadence. Le Royaume du Crépuscule
fut jadis au pinacle du raffinement et de la civilisation,
mais les Ages qui se sont écoulés ont
vu la société Elfique se corrompre et
grandir en cruauté. Des expériences
magiques grotesques, la torture et la débauche
devinrent chose commune. Certains de leur supériorité
sur toutes, disent-ils, les "Races Inférieures",
les Elfes ont, au cours de leur longue histoire, réduit
en esclavage nombre de populations et mené
des guerres d'extermination contre bien d'autres.
La sombre issue de la Guerre des Larmes ne fit qu'accroître
encore plus le ressentiment des Elfes, et la plupart
d'entre eux sont aujourd'hui amères et malveillants.
Jadis maîtres incontestés du Monde,
les Elfes bâtirent de grandes cités
d'albâtre, d'argent et de cristal, ou bien
vécurent cachés dans les feuillages
au cur des grandes forêts. A présent
leurs glorieuses tours ont toutes été
abattues ou se sont effondrées, et les forêts
reculent alors que s'étendent les royaumes
Humains. Les Elfes ont vu leur population décimée
pendant la Guerre des Larmes, et le peu d'Elfes
qui reste a le cur empli de mélancolie,
errant tels des parias dans les étendus sauvages,
loin des yeux des Humains. Les Fils des Hommes gardent
une suspicion et une haine implacable envers les
Elfes, et le Temple de la Flamme Purificatrice a
proclamé une perpétuelle croisade
contre le Sang Elfique. Leur longue espérance
de vie et leurs débuts immortels ont laissé
les Elfes relativement peu soucieux des problèmes
du présent ou du futur immédiat, et
les Elfes sont par conséquent faciles à
distraire, car il leur manque la concentration nécessaire
pour mener à bien un projet ou une idée.
Par contre, une fois qu'un Elfe s'est convaincu
du bien fondé d'une action, alors son orgueil
s'amplifiera pour devenir résolution implacable.
Au commencement de la Guerre des Larmes, certains
Elfes furent consumés par leur haine envers
les Humains, et sont actuellement en train d'agir
pour relancer le conflit. D'autres, plus fatalistes,
regrettent la perte de leur grand Empire et ont
décidé qu'il valait bien mieux pour
eux éviter leurs ennemis que de les affronter
directement. Par ailleurs, beaucoup parmi les Elfes
les plus âgés se sont retirés
de la société Elfique, disparaissant
dans les espaces sauvages. Leur destination et leurs
plans, s'il y a, restent un vrai mystère.
"Je vous salue, Enfants du Crépuscule,
vous tous qui êtes venus de si loin pour vous
rassembler ici, sous les étoiles, pour écouter
mes paroles. Mon cur s'émeut à
la vue de tant de nos jeunes, car j'ai autrefois
été le témoin de trois grands
et terribles massacres de notre peuple, tranchant
d'un coup toute la fleur de la jeunesse Elfique,
et il semblait alors que notre race entière
était condamnée. Nombre d'entre vous
êtes trop jeunes pour vous souvenir de la
glorieuse histoire de notre peuple, et peu de chroniques
de cet ancien savoir existent encore. Pourquoi nous,
Elfes, devrions-nous coucher par écrit notre
histoire, nous qui avons été bénis
du pouvoir d'en vivre une si grande part, condamnés
que nous sommes à toujours nous en souvenir?
Ce fut là un cruel caprice du Destin que
la chute de l'Empire Immortel, que tant de nos sages
et de nos anciens aient été tués,
leur sagesse à jamais perdue pour notre jeunesse.
Les Fils des Hommes écrivent de grands et
longs volumes d'histoire, mais ils n'y croient pas.
C'est la fatalité humaine que les Hommes
oublient, et leurs chroniqueurs ne compilent que
rumeurs, légendes et contes à moitié
oubliés. Je suis Teldaniel Thilandrae, fils
du petit-fils d'un des plus glorieux Sidhe. Je suis
né à l'Age du Crépuscule, à
l'époque de la grande gloire de notre peuple.
Je vais à présent vous faire le récit
de la longue histoire des Premiers Nés, une
histoire dont j'ai moi-même été
le témoin de première main. Ecoutez,
et souvenez-vous, car je ne la conterai qu'une seule
fois.
L'histoire Elfique est une danse complexe d'accomplissement
et de perte, de tragédie et de triomphe.
La plupart des peuples civilisés de ce Monde
ont vu leur puissance croître avec la marche
des Ages, mais nous, les Premiers Nés, avons
au contraire perdu en pouvoir, et à présent,
notre civilisation est à peine plus que l'ombre
de ce qu'elle a pu être. En effet, le grand
Maître du Savoir Tophalion a un jour écrit
"la véritable mesure de la grandeur
Elfique ne peut être mesurée qu'en
comprenant tout ce que les Elfes ont perdu."
Il fut un collègue et un ami cher pendant
des siècles, mais hélas, preuve lui
fut faite qu'il avait raison quand je vis un de
ces soi-disant "Champion de la Vertu"
écraser la tête de Tophalion contre
un des murs de Kierhaven. Nous, Elfes, retirons
une grande fierté de la connaissance que
nous avons des savoirs anciens et des Ages passés,
car nous sommes les plus grands de tous les historiens.
Les plus âgés d'entre nous conservent
des souvenirs remontant à plus de cinq millénaires
en arrière, et ce avec la plus parfaite clarté:
qu'est-ce que les autres "historiens"
pourraient-ils nous disputer?
Les premiers Elfes, les grands et légendaires
Sidhes, naquirent de Braialla juste après
la première floraison du Monde. Puissants
et justes, ils étaient presque aussi puissants
que les Dieux eux-mêmes, et toute la race
des Elfes fut par eux engendrée. Les Sidhes
et leurs enfants se délectèrent de
leur vie sous la douce clarté des deux lunes,
et bâtirent le Royaume du Crépuscule,
dont on se souvient dans les Chants et les Légendes
comme d'un royaume dont la beauté et la tranquillité
ne furent jamais surpassées. Les Dieux eux-mêmes
vécurent avec les Elfes en cet Age disparu,
et ils enseignèrent aux Premiers Nés
bien des savoirs, sagesses et talents. Volliandra
apprit aux Sidhes à chanter et à aimer
la musique, et Saedron révéla aux
plus sages les voies de la magie. Malog enseigna
aux Sidhes le maniement des armes et les arts de
la Guerre, et ils partagèrent rapidement
la passion de Kenaryn pour l'arc et la forêt
profonde. La mère des Sidhes leur apprit
la connaissance et l'amour des choses qui vivent
et croissent, et les Elfes étaient heureux
de vivre dans leur paradis. Seuls deux des Dieux,
Thurin et le Père de Toute Chose Lui-même,
restèrent des étrangers au Royaume
du Crépuscule, et d'eux, les Sidhes n'apprirent
que peu. Nombre d'histoires de cet Age ont survécu,
décrivant les cités fabuleuses qui
furent érigées dans le Royaume du
Crépuscule, avec leurs tours de cristal et
d'albâtre plus hautes que les arbres. Je me
souviens de la vision de ces cités, plus
merveilleuses qu'aucun récit fait de mots
ne pourra jamais décrire. Il n'y avait alors
aucun concept de ce que pouvait être le Temps,
dans ce défunt Monde sans soleil: tout n'était
que paix, beauté et splendeur, toutes rassemblées
et suspendues, pour l'éternité. Les
Elfes sont nés dans la complétude
de leur puissance, et ils bâtirent alors le
plus grand royaume que le Monde ne connaîtra
jamais. Cela ne durerait pas.
Le Royaume du Crépuscule n'est plus à
présent, balayé par les vagues du
Temps et de la Terreur. Il mourut dans le chaos,
la souffrance et le feu quand le Dragon, Terreur
des Terreurs, s'éveilla de son sommeil, loin
sous Aerynth, et se fraya un chemin hors de sa prison
de pierre, secouant le Monde alors que ses griffes
se libéraient. Des séismes abattirent
alors les cités étincelantes, et Gilliandor,
le premier de tous les Sidhes, mourut lors de ce
cataclysme. Des Sidhes, et des Elfes inférieurs,
tous sans nombre périrent avec lui. Mais
cette calamité n'était qu'un prélude
du désastre à venir. Car le dragon
émergea avec furie des profondeurs, et toutes
les armées du Royaume du Crépuscule
se mirent en marche pour abattre la Terreur et clamer
vengeance. Mais tout cela fut inutile: car les Guerriers
et les Mages du Royaume du Crépuscule, les
plus grands que le Monde connaîtra jamais,
furent dans le plus bref instant balayés
par la furie du dragon. La bête repoussa même
les dieux, et le feu de son souffle infernal embrasa
la Lune Dorée, faisant d'elle le Soleil,
mettant à jamais un terme au glorieux Crépuscule.
Enfin la puissance de Kenaryn et le Père
de Toute Chose repoussèrent le Dragon dans
son antre, et ne restaient alors que les Elfes qui
avaient survécu, se lamentant de tout ce
qu'ils avaient perdu. Je fus assez chanceux pour
être de ceux-là. Etait-ce de la chance?
Il y a des années parfois où il m'est
difficile de me dire cela. En tout cas, l'Age du
Crépuscule était terminé, et
l'Age de l'Aube alors commença.
Les étudiants et les érudits des
Races de Basse Naissance mettent souvent en question
l'existence de l'Age de l'Aube, le considérant
comme une pure fiction: une invention Elfique. Absurdité!
Les Fils des Hommes, dans leur arrogance, ont mis
tout ce qui s'est passé avant leur naissance
et le commencement des Temps dans un seul grand
Age, mais nous, Elfes, savons mieux que cela. Qui
sont les Maîtres du Savoir, des Hommes ou
des Centaures, prêts à nier la connaissance
Elfique des Ages, alors que le plus âgé
d'entre eux ne peut même pas se souvenir de
la furie du Dragon, ou l'aveuglante lumière
du Soleil nouveau-né? Le Monde a changé
à jamais, et même les Dieux eurent
à pleurer l'une des leurs, car Volliandra
avait péri dans l'agonie, quand son palais
sur la Lune Dorée fut détruit. Le
Royaume du Crépuscule n'était plus,
et bientôt le peuple Elfe fuirait ses terres
ruinées en quête d'une nouvelle patrie,
loin du haïssable Soleil. Certains disent que
notre race n'a jamais récupéré
de la calamité qui mit un terme à
son premier âge.
L'Age de l'Aube fut aussi éprouvant pour
les Elfes que l'Age du Crépuscule n'en fut
glorieux. Le Dragon était tombé, mais
le Premier Roi des Elfes et tous ses fils furent
tués, ainsi qu'un grand nombre des plus grands
esprits et artistes que le Monde eut jamais porté.
Notre race elle-même n'était plus ce
qu'elle avait été. Là où
se tenait autrefois un seul Peuple Elfe, et un seul
Royaume, avec l'éveil du Dragon les Seigneurs
Elfes commencèrent à se disputer la
succession au trône du Premier Roi, et le
peuple Elfique fut brisé aussi tragiquement
que ses grandes cités avant lui. Pendant
la Longue Séparation, la race Elfique se
divisa en quatre grandes nations, et leur réunion
semblait désormais impossible. Finalement,
le grand Seigneur Elfe Sillestor, Roi des Dar Khelegur,
mena une grande campagne de conquête contre
ses cousins, et fonda un nouveau royaume qui en
vint à être connu sous le nom d'Empire
Immortel. Sillestor décréta que son
empire ré-atteindrait, et surpasserait même,
la splendeur du Royaume du Crépuscule, et
tous les Elfes en vinrent à oublier les rancunes
du passé avec de nouvelles merveilles et
divertissements.
Les Mages Elfes alors atteignirent le Vide, appelant
à eux des Esprits Elémentaux, et d'autres
choses, pour les aider à bâtir de nouvelles
cités, plus décorées et splendides
que celles que le Dragon leur avait ravi. Ils reçurent
nombre de secrets arcaniques d'étranges entités
qui reposaient au de-là des frontières
de ce Monde. Avec le temps, l'opulence de l'Empire
Immortel égala la grandeur du Royaume du
Crépuscule, bien que les curs Elfiques
se soient endurcis des souvenirs du Dragon, et peu
à peu, nous devînmes de plus en plus
rancuniers, et méprisants.
Alors qu'avançait l'Age de l'Aube, l'Empereur
Sillestor et les puissants Seigneurs Elfes commencèrent
à éprouver une rancur grandissante
vis-à-vis des Dieux et leurs ingérences,
et plus particulièrement à l'encontre
du Dieu Vagabond. C'est la maladresse du Père
de Toute Chose, raisonnèrent-ils, qui tira
le Dragon de son sommeil pour déchaîner
tous ces massacres, et même sa parole solennelle
et la puissante épée de Thurin n'étaient
que de frêles garanties face au risque de
voir le Dragon s'éveiller à nouveau.
En dépit de tous ses efforts, le Père
de Toute Chose échoua à éteindre
les feux du Soleil, qui menaça dès
lors de transformer le Monde entier en un vaste
désert, comme il l'avait fait déjà
avec les Terres Brûlantes. Les plus grands
Elfes commencèrent alors à se détourner
des Dieux, et ils trouvèrent bientôt
de nouveaux Patrons dont ils pourraient demander
les conseils. Les Seigneurs des Bêtes, ainsi
étaient-ils appelés, de puissantes
entités d'au de-là du Vide qui accordaient
de grandes bénédictions aux plus sages
de notre peuple, et concluant avec eux de complexes
marchés pour divulguer les mystères
les plus secrets de la Magie et des Arcanes. Je
me souviens bien de l'excitation de cette époque,
quand apprendre et connaître n'avaient plus
de limites, atteignant de nouvelles hauteurs vertigineuses,
et des pouvoirs dont nul n'avait jamais rêvé
furent à notre portée.
C'est alors que nous apprîmes enfin que nous
n'étions pas du tout les Enfants du Père
de Toute Chose. Le peuple Elfe était né
de Chacal le Grand Rusé, le plus habile de
tous les Seigneurs des Bêtes, qui avait pris
l'apparence du Vagabond et ainsi engendra les Sidhes
de Braialla. Les Elfes se réjouirent en l'apprenant,
et nourrirent une profonde rancune à avoir
été trompé pendant si longtemps.
Ainsi commença la Grande Illumination, quand
les maîtres de l'Empire Immortel abattirent
les Temples du Père de Toute Chose, et nous
commençâmes alors à forger notre
propre destinée, libre de l'ingérence
ou de l'influence de ces soi-disant Dieux des races
inférieures. Là est la plus sombre
de toutes nos tragédies: fûmes-nous
autorisés à suivre la voie de notre
illumination jusqu'à sa fin, nous serions
sans aucun doute devenus nous-mêmes des Dieux.
Mais cela ne devait pas être. Notre droit
de naissance nous a été volé.
Les autres Enfants du Monde, toujours aveuglés
par les tromperies des Dieux, voient nos actions
comme viles et noires, et les appelèrent
la Grande Trahison. Qui parmi cette racaille est
assez digne pour juger notre vision?
Ce furent les Centaures, aveuglés par leurs
concepts dépassés de Devoir et d'Honneur,
qui relevèrent le gant pour leur bien-aimé
Père de Toute Chose, et bientôt les
Elfes furent en guerre contre les Enfants de Kenaryn.
Il n'y avait, alors, aucun Humain en ce Monde, et
s'ils y en avaient, ils nous auraient certainement
attaqués eux-aussi. L'Empire Immortel était
fort, au de-là de toute mesure, et nous vainquîmes
aisément les armées des Seigneurs
Chevaux. Finalement, les Dieux eux-mêmes entrèrent
dans la bataille, quand le Père de Toute
Chose et Kenaryn firent face au pouvoir des Seigneurs
des bêtes incarnés, que nos meilleurs
Mages appelèrent dans Aerynth en ce temps
de détresse. Le Père de Toute Chose
amena avec Lui une horde d'Archons, et à
la fin il vainquit, uniquement par le poids du nombre.
Thurin le Façonneur tua Sillestor, et il
reprit lâchement l'épée Shadowbane,
qu'il avait pourtant librement donnée au
Roi pour se défendre contre le Dragon. Ainsi
s'acheva le conflit que les Erudits des Races Inférieures
appellent le Grand Dressage, quand le pouvoir des
Seigneurs des bêtes fut plié, mais
non brisé.
Le Père de Toute Chose exigea que les Premiers
Nés retournent sur les voies de la "droiture,"
et il y en eut dans l'Empire Immortel qui regrettèrent
les excès du passé. Ils se remirent
à vénérer le Père de
Toute Chose, bâtissant une nouvelle Eglise
pour l'honorer. La plupart des Elfes, cependant,
furent heureux de dire ou de faire tout ce qu'il
voulait, pourvu que l'ingérant Dieu Vagabond
veuille simplement nous laisser en paix. Une nouvelle
dynastie fut fondée, et l'Empire Immortel
vécut en paix jusqu'à la fin de l'Age
de l'Aube, quand commença le Temps. La honte
de l'Apprivoisement était difficile à
supporter pour nombre d'entre nous, mais les épreuves
de l'Age à venir se révéleraient
bien pire encore.
L'Age des Jours (les érudits des Hommes
et des Elfes s'accordent, pour le moins, sur le
nom de ce nouvel Age qui commença avec le
Temps) fut une ère de guerres et de conflits
incessants pour notre peuple. Les Géants,
les premiers enfants du Père de Toute Chose,
se répandirent dans le Nord glacé,
clamant les terres des Dar Khelegur comme les leurs.
La guerre qui s'ensuivit fut brutale mais brève,
et finalement les Mages du Nord maudirent les Géants,
brisant leur puissance et ruinant le futur de leur
race. Peu après, notre espèce rencontra
pour la première fois les Nains, les enfants
de Thurin, qui vinrent dans l'Empire Immortel en
quête d'étranges artefacts connus sous
le nom de Pierres Runiques. Nous étions heureux
alors d'échanger ces babioles contre les
secrets du travail de la pierre et du métal,
et pendant un temps, Elfes et Nains vécurent
ensemble en toute amitié, jusqu'à
ce les meilleurs Mages découvrent comment
puiser dans l'énorme puissance des Pierres
Runiques. Les Nains, simples, et trop cupides pour
partager ce pouvoir nouvellement découvert,
exigeaient toujours de voir ces trésors leur
être donnés, et ils refusèrent
d'entendre raison. La guerre vite suivit. Au sommet
du conflit, un Nain dément s'arrangea pour
capturer Lilliandra la Claire, l'une des dernières
Sidhes, que tous les Elfes vénèrent
comme source de beauté et comme maîtresse
de l'amour. Les vils Nains tentèrent de garder
Lilliandra comme otage, mais la punition infligée
par l'Empire Immortel fut si terrible que les Nains
abandonnèrent leur prisonnière, scellèrent
leurs royaumes, pour n'en plus émerger jusqu'au
Tournant.
Une autre grande menace s'en prit à notre
peuple pendant l'Age des Jours, et bien qu'elle
ne naquit pas de la guerre ou du conflit, elle fut
la plus cruelle d'entre toutes. Le Père de
Toute Chose, incapable d'éteindre le feu
draconique qui continuait de brûler sur la
Lune Dorée, créa le Temps pour que
le Soleil puisse se mouvoir, pour sauver le Monde
de la terrible chaleur du Soleil. Comme toujours,
le Vagabond a raisonné à bien courte
vue! Je me souviens du discordant moment où
le Temps se mit en mouvement, quand l'infinie possibilité
de chaque instant se figea en une monotone succession
de secondes, marchant immuablement, et douloureusement,
vers l'avant. Ceux qui naquirent après le
Grand Changement ne comprendront jamais tout ce
que nous avons perdu quand le Premier Moment s'acheva,
quand la magique éternité de nos vies
fut soudain asservie, ployée sous le joug
de l'ennui et de la banalité. En effet, les
Nains et les Centaures étaient trop bornés
pour en percevoir même la différence.
Comment était-ce avant le Temps? Gloire et
merveille, c'est tout ce que je peux vous en dire.
Le commencement du Temps a eu un autre effet sur
notre race, cependant, qui emplit nos curs
de rage. Chaque enfant Elfique né en ce nouvel
Age naquit mortel, en esclave du Temps. Bien que
cela prenne plusieurs siècles pour que leur
fin arrive, nos enfants ont commencé à
se faner et à mourir. Quand commença
le Temps, on vola l'éternité à
la race Elfique. Encore une fois, le Père
de Toute Chose nous a fait du tort. Le jour du Tournant,
nous fûmes vengés.
Alors même que la Guerre des Pierres touchait
à sa fin, nous, Elfes, rencontrâmes
finalement les "vrais" enfants du Père
de Toute Chose, les Hommes d'Ardan, et les relations
entre nos deux peuples se tendirent rapidement.
Les Humains n'étaient que trop heureux d'exhiber
leur rancune de la Grande Trahison et du Grand Dressage
comme ils les appelèrent, des événements
qui eurent lieu bien avant que le premier Homme
ne soit façonné. L'arrogance des Ardani
provoqua la Guerre du Mépris, et pendant
des siècles le premier grand royaume de l'Humanité
se cacha derrière la puissance des Titans
et du Père de Toute Chose Lui-même,
attaquant et pillant l'Empire Immortel en toute
impunité. Finalement, le Père de Toute
Chose quitta Aerynth pour une autre de ses vaines
quêtes, et les Premiers Nés frappèrent
rapidement, prenant notre vengeance et éliminant
cette menace à notre gloire pour toujours.
Ou du moins fut-ce là ce que nous voulions
croire.
Les plus grands Mages de l'Empire Immortel lâchèrent
la Malédiction du Sang sur les Hommes d'Ardan.
Nombre de Titans périrent dans une aveuglante
agonie, et les Fils des Hommes furent consumés
par la démence, et devinrent rapidement des
sauvages sans intelligence. Après tous les
affronts, assauts et atrocités de la Guerre
du Mépris, c'était là une fin
parfaite pour nos ennemis, et une glorieuse victoire
pour notre peuple. Certains, cependant, furent attristés
par la situation désespérée
où se retrouvait l'Homme, car effectivement,
la Malédiction avait trop bien fonctionné.
Il fut décidé que l'Humanité
passerait sous notre domination, avant qu'ils ne
meurent d'eux-mêmes dans l'ignorance et la
sauvagerie. Ainsi l'Empire Immortel asservit les
pitoyables restes de l'Humanité, et beaucoup
considérèrent cela comme de juste
droit le fait que les usurpateurs du Monde aient
à apprendre leur juste place, en servant
les véritables maîtres d'Aerynth. Alors
que les ingérences du Vagabond avaient enchaîné
nos enfants à la tyrannie du Temps, de même
avons nous asservi les siens.
Avec le temps, les Humains récupérèrent
leurs facultés, et à travers la tromperie
et la trahison, ils se débrouillèrent
pour fuir leurs chaînes. Une poignée
d'entre eux s'enfuit dans les Vastes Plaines, où
les quelques restes de population Centaure leur
enseigna rapidement à nous haïr, et
à nous combattre. La vengeance des Premiers
Nés aurait été nette et définitive,
si l'attention de l'Empire Immortel ne fut attirée
vers les Terres Brûlantes, où la dernière
nation Elfique, les Enfants du Soleil, qui n'avaient
jamais rallié la gloire de l'Empire Immortel,
se transformèrent en d'hideuses parodies
de la perfection Elfique. La véritable étendue
de leur folie et de leur trahison fut alors révélée,
car ils déclarèrent leur intention
de réveiller le dragon et de détruire
le Monde entier. Pour leur trahison, les Khalinviri
furent rebaptisés Irekei, ou "Parias,"
et notre peuple lâcha contre eux la Guerre
des Flammes. Pendant des générations
nous décimâmes les rangs de ces hideux
traîtres, et une grande partie du Monde fut
ravagée. Mais à la veille de leur
défaite complète, les Irekei accomplirent
une dernière perfidie. Un Sorcier Irekei
ouvrit le Portail du Chaos, et les hordes pleines
de haine du Chaos s'empressèrent de tout
envahir, et dans la guerre qui suivit, le Monde
manqua de peu d'être détruit.
Tous les Enfants du Monde se lamentent de la Guerre
du Fléau, mais ce furent les Elfes qui eurent
à subir les plus lourdes pertes. N'en doutez
jamais, et ne l'oubliez jamais. J'ai assisté
à cette Guerre terrible, et bien qu'en de
nombreuses occasions l'horreur ait pu me pousser
à souhaiter la mort, je fut assez fortuné
pour survivre. Quand le terrifiant assaut commença,
l'Empire Immortel trembla jusqu'au cur. Nombre
de cités furent détruites ou corrompues
par les maléfiques envahisseurs, et des Elfes
moururent à une échelle oubliée
depuis l'éveil du dragon. Notre extrême
besoin nous amena à accomplir des choses
que je n'aurais jamais crûes possibles. Les
Elfes, les Centaures, les Géants, et même
les Fils des Hommes s'unirent. Je sais que cela
semble une alliance impossible, mais nous avons
vu là la plus grande menace jamais affrontée
par le Monde, et nous fûmes gracieusement
capables de mettre de côté les méfaits
des autres Enfants du Monde commis à notre
encontre. Nous les menâmes dans la Grande
Alliance, combattant côte à côte
contre la puissance des Seigneurs Ténébreux.
Mais même avec nos puissances réunies,
la bataille contre le Chaos était difficile.
La lame de Thurin alors revint en ce Monde de son
long exil, mais quand l'héritière
de droit de Sillestor tenta de réclamer son
dû, elle fut détruite par le Chaos,
et les Fils des Hommes, jaloux, faillirent briser
cette alliance. Finalement, le Père de Toute
Chose redescendit en ce Monde pour une seconde fois
avec son armée d'Archons, et repoussa les
envahisseurs une fois pour toute.
Le reste de l'Age des Jours (que les Fils des Hommes,
dans leur grande fierté, appelle l'Age des
Rois) fut un temps d'espoir prudent, mais à
la fin notre peuple ne trouva que ruine et désespoir.
Une nouvelle dynastie prit le contrôle de
l'Empire Immortel, fondant la Cour Cachée
dans les profondeurs des dernières forêts
non corrompues. Pour une brève période,
la paix dura entre les Elfes et les Hommes, et même
le commerce fit son apparition entre l'Empire Immortel
et le jeune royaume Humain d'Ethyria. Les Humains
bornés commencèrent rapidement à
se disputer, et Ethyria se scinda en une bande de
petits royaumes, mais la paix entre nos espèces
continua. Pendant des siècles il sembla que
la Grande Alliance durerait à jamais, mais
personne n'aurait pu prévoir les sombres
temps qui viendraient.
Quand l'Humanité commença à
empiéter sur les terres Elfiques, bâtissant
de nouveaux villages dans les bois faiblement peuplés
à la limite de notre Empire, les seigneurs
de la Cour Cachée retinrent leur fierté,
et laissèrent faire. Quand un Humain dément
ouvrit les portes du Chaos pour la seconde fois,
autorisant Morloch et ses Corrompus Enfants à
pénétrer dans Aerynth, les seigneurs
de la Cour Cachée ne dirent rien. Mais quand,
à un grand banquet censé célébrer
le millième anniversaire de la grande Alliance,
Konrad le Roi Humain d'Alvaetia insulta l'honneur
de la race Elfique en plein milieu d'un toast, la
patience des Elfes prit fin. La Grande Alliance
cessa, la Cour Cachée chassa les Humains
de ses bordures, et les Hommes des Dix Royaumes
répondirent par des pillages et des massacres
sanglants. Valdimanthor, Roi de la Cour Cachée,
rassembla une dernière fois l'Armée
Elfique, et ainsi commença la Guerre des
Larmes.
Je peux me souvenir du Royaume du Crépuscule,
et du glorieux Empire de Sillestor qui lui succéda,
et j'ai enduré le Grand Dressage pour finalement
affronter les Hordes du Chaos. La puissance de chacun
de ces grands royaumes fut diminuée par rapport
à celle de son prédécesseur,
et le pouvoir de la Cour Cachée était
le plus faible. Mais ne pensez pas que, juste parce
que la puissance des Dieux n'est plus nôtre,
que les Elfes de l'Age des Jours étaient
faibles. Loin de là, même dans nos
jours de déclin, nous étions toujours
plus qu'un défi pour la racaille humaine
et ses Dix Royaumes. La victoire était nôtre,
et si la cruelle main du destin n'était pas
intervenue, notre Empire vivrait toujours.
Alors que les batailles se succédaient,
atrocité après atrocité, le
Roi Valdimanthor fut consumé par la haine
des Fils des Hommes, et il regretta la faiblesse
des Rois du passé qui les amena à
avoir suffisamment pitié de l'Humanité
en des Ages lointains pour les autoriser à
devenir leurs esclaves. L'erreur de l'Age des Jours
serait réparée: Valdimanthor fit le
serment d'exterminer l'Humanité toute entière.
Après que Konrad le Roi Vantard fut tué,
les Armées Elfiques se retirèrent
dans les profondeurs des forêts et se préparèrent
pour le coup final, rassemblant des forces pour
la dernière bataille. Valdimanthor renouvela
les pactes anciens avec les Minotaures, et avec
leur force, les armées de la Cour devinrent
invincibles. Cambruin, jeune Roi des royaumes unifiés
des Hommes, envoya des hérauts à Valdimanthor,
exigeant le retour des terres perdues lors de la
Guerre des Larmes, inconscient qu'il était
que la guerre n'était pas terminée.
L'Elfe-Roi rendit les insultes du passé avec
de nouveaux affronts, et attira le nouveau soi-disant
Haut-Roi dans un piège mortel. Pendant deux
années les armées de Valdimanthor
ravagèrent les terres des Hommes, et même
le Haut-Roi et ses Champions ne purent arrêter
le flot de la vengeance Elfique.
Tout changea quand Shadowbane fut ramenée
et offerte au Haut-Roi sur la plaine de Rennelind.
Là, Cambruin tua Valdimanthor en combat singulier,
et le dernier des grands royaumes des Elfes mourut
avec lui.
Avec la Tueuse de Roi entre ses mains, Cambruin
devint invincible. Et ainsi l'Epée de la
Destinée, forgée pour une main Elfique,
fut trempée jusqu'au pommeau dans une rivière
de sang Elfique. La défaite et la ruine s'abattirent
sur nos grandes cités, une par une, et des
uvres d'art et de sagesse sans nombre furent
alors détruits. Des bibliothèques
entières furent livrées au feu, et
des Elfes anciens furent brutalement massacrés
par des maraudeurs humains, la lumière et
la sagesse de leurs souvenirs balayées à
jamais. Les derniers vestiges du Royaume du Crépuscule
moururent alors, et notre Monde devint un sommet
de barbarie et de sauvagerie. De désespoir,
nous demandâmes la paix, mais la soif de sang
et de pillage de Cambruin ne serait pas étanchée
jusqu'à ce que les derniers bastions soient
brisés à Kierhaven. Avec la fin de
cette bataille pleine de haine, Cambruin lui-même
fut tué. Mais même dans la mort de
notre terrible ennemi, nous, Elfes, ne pûmes
trouver quelque réconfort, car la mort de
l'Empire Immortel brisa le cur de Braialla,
et sa peine brisa le Monde lui-même. Ainsi
commença le Tournant, et l'Age des Conflits.
A présent les Elfes sont faibles en nombre,
éparpillés sur les fragments du Monde
par les vents de la guerre et du désastre.
La haine brûle toujours aussi forte dans le
cur des Hommes, et le peu de notre espèce
qui reste est condamné à une perpétuelle
bataille pour la survie. Quelques grands Seigneurs
Elfes subsistent toujours, mais aucun n'a essayé
de réunir les survivants et essayé
de forger un nouveau royaume. En effet, il ne s'est
passé que quelques décennies depuis
que nos Mages ont découvert les secrets des
Portails Runiques, et que les réfugiés
éparpillés de la Cour Cachée
pourraient enfin être réunifiés.
Ce n'est qu'au travers de leurs efforts que vous
êtes ici à présent, à
écouter, et apprendre. Des rumeurs prétendent
que de vastes groupes d'Elfes se rassembleraient
actuellement dans les ruines de la grande cité
de Diveryand, parlant de la gloire du passé
et de la vengeance à venir. C'est ici que
s'achève mon histoire, et à vous je
ferai don de ma connaissance, pour guider le présent
et façonner le futur à venir. La race
Elfique a perdu plus que ce qui ne sera jamais reconnu,
mais nous n'avons jamais oublié qui nous
sommes.
Nous sommes les Bien Nés, nous marchons
à travers l'éternité. Nous
nous rappelons toujours des étoiles, fixes
et lumineuses, en ce premier Crépuscule d'avant
le Temps, et le Feu, et la Peur, et la Mort. L'ingérence
des Hommes et des Dieux a brisé toute la
beauté de ce que nous avons créé,
et volé la gloire et la puissance qui sont
nôtres de droit. Mais nous ne sommes pas restés
oisifs, et nos souvenirs remontent loin. Où
sont-ils aujourd'hui, ces Dieux qui autrefois nous
humilièrent et nous privèrent de notre
propre destinée? Où est-il à
présent, cet invincible Haut-Roi qui tenta
si fort de nous détruire? En vérité,
bien long a été l'Hiver de notre honte,
mais, avec le temps, bientôt peut-être,
le Printemps reviendra
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